juin 2nd, 2009 | Categories: France | Tags: , , , ,

comedieEnfin un événement livresque sympa dans le coin ! Bon c’est à 2 heures de train de chez moi mais ça reste la porte à côté et ça change des salons parisiens inaccessibles par la distance. Donc cette année j’ai enfin pu me rendre à Montpellier, ville que je ne connaissais pas, et déambuler toute une journée d’un stand de libraire à l’autre (car ici ce ne sont pas les éditeurs qui exposent mais les libraires du coin). Un grand nombre d’auteurs était présent, je me suis laissée dire qu’il devait y en avoir 300 ou 400, ce qui nous fait que dans le tas il y avait forcément quelques individus susceptibles de m’intéresser !

Arrivée à 10h, j’ai aussitôt aperçu les stands depuis la gare, vraiment très proche de la Place de la Comédie ! Pas de perte de temps chercher son chemin, tout est au centre historique de Montpellier, quelle joie, j’ai pu donc faire la touriste par la même occasion. À cette heure-ci pas grand-monde, on peut encore marcher sans se rentrer dedans. Pas beaucoup de visiteurs, mais pas beaucoup d’auteurs non plus ! Le temps de faire quelques repérages, quelques achats, voir qui sera où etc.

Grande innocente sortie de ma campagne, j’ai d’abord cru que la chose se résumait aux stands situés sur la place de la Comédie, avant de comprendre que d’autres stands, encore plus nombreux, s’étalaient jusqu’au Corum, la chaleur déjà excessive commençait manifestement à faire son effet sur mon métabolisme délicat.

Peu d’auteurs étaient là le matin, mais je pus rencontrer Jean Teulé, que j’ai découvert avec Le magasin des suicides, livre auquel j’ai totalement adhéré lors de la lecture. Étant donné le peu de foule à cette heure-là, j’en ai profité pour faire dédicacer 3 livres, allez soyons fous !

didierdecoinQuelques déambulations plus tard j’ai pu rencontrer Didier Decoin et papoter 10mn avec le monsieur, fort sympathique et disponible, j’ai patienté un peu et attendu Bernard Werber, prévu à 11h, à 2 ou 3 auteurs de là (précisons que l’unité de longueur sur les stands se mesure en auteurs et non en mètres, ce qui de toute façon est quasi-équivalent vu le nombre d’auteurs au mètre).

Sans nouvelle de Werber j’ai décidé de me rendre à la conférence de Didier Decoin au sujet de son nouveau livre (fraîchement dédicacé donc) Est-ce ainsi que les femmes meurent ? C’était très intéressant, mais trop court, il ne me semble pas en avoir appris plus que lors de ses passages à la télé, d’autant plus que les hôtesses du Corum nous poussaient vers la sortie avec une certaine insistance, ce qui n’a pas donné l’occasion au public de poser beaucoup de questions. L’heure du déjeuner devait y être pour quelque chose :-(

yansorAprès m’être moi-même restaurée à l’ombre d’un arbre, j’ai patienté (encore) et espéré que Bernard Werber arrive. Une fois la dédicace dans la poche (une formalité, car je dois bien avoir 4 livres déjà signés de sa part :D), direction le vif du sujet, c’est à dire vers Tatiana de Rosnay (à gauche), toute pimpante malgré la chaleur et qui s’est avérée une sacrée bonne vendeuse d’ailleurs, car je me suis laissée très facilement tenter par ses arguments en faveur d’un jeune auteur de ses amis, un certain Harold Cobert (à droite), tout à fait sympathique, qui vient de publier Un hiver avec Baudelaire, cobertune fable qui comblera sans doute les amis des animaux dont je fait partie. Donc je suis repartie du stand avec la joie d’avoir pu rencontrer Tatiana IRL finally ! et d’avoir un nouvel auteur à découvrir, que dis-je un auteur, même deux si on compte Régis Descott, là aussi chaudement recommandé par Tatiana de Rosnay ! Je pense que si j’étais restée 5 mn de plus je serais repartie avec une liste pas du tout raisonnable :D

La suite de la journée a été plus zen, c’est à dire que j’ai vite été terrassée par la chaleur, et ce fut avec joie et reconnaissance que j’acceptais l’invitation d’André et Michèle Bonnery à me joindre à eux. Pour ceux qui ne suivent pas (sisi il y en a plein je le sais !) les Bonnery sont un couple d’auteurs que j’ai découvert il y a quelques mois, avec Les deux visages de Janus. Petit scoop : ils sont en train d’écrire la suite et la chose avance bien, je me réjouis d’avance !

Après une bonne heure en leur charmante compagnie j’ai voulu faire la touriste, mais la vraie, la feignante qui manque de temps et qui prend le petit train pour visiter la ville, oui ! C’est fou ce qu’on peut se sentir bête dans ces petits trains, à 2 l’heure au milieu des piétons…mais au moins, j’ai pu avoir une vue d’ensemble du centre historique, et c’est déjà ça de gagné pour une prochaine visite plus organisée.

Super journée donc, je suis ravie d’avoir pu rencontrer et découvrir tout ce petit monde, et d’être repartie avec de quoi manger des patates pendant quelques semaines (message codé qui veut bien dire ce qu’il veut dire).

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PS: j’ai bien fait de me faire plaisir avec tous ces livres, ça me console car en descendant du train à Perpignan, après avoir fait 3 mètres sur le quai, je me suis foulé la cheville, là, comme ça, sans buter sur quoi que ce soit, et ça fait vachement mal de finir la journée de cette manière..

PS Bis : vous remarquerez la présence d’un livre de Jorge Semprun, que je compte découvrir pour l’occasion, mais manque de bol, le monsieur ne s’est pas montré ce jour-là, ou alors en coup de vent, donc pas de dédicace !

Comme évoqué dans mon précédent billet j’ai pu partir 3 jours à Édimbourg, destination rêvée depuis à peu près toujours comme tout le reste de l’Écosse et de l’Irlande. Ce voyage s’est fait de manière inopinée, je ne devais normalement pas y participer, et j’avais (presque) fini par me faire une raison, mais au dernier moment (c’est à dire quelques heures à peine avant le départ de l’avion !) il a été décidé que je partirais. Je ne détaillerai pas les circonstances qui m’ont amenée à partir si subitement, mais du coup, j’ai pris l’avion armée de mon appareil photo et du Guide du routard, sans projet de visites précis, sans préparation aucune. Autant dire que je m’en remets à peine à l’heure actuelle !

Bref, une fois arrivée dans ce pays longtemps fantasmé il m’a fallu improviser, chose que je déteste, d’autant plus que 3 jours est une durée insignifiante pour découvrir un pays ou une ville, et que je voulais avant tout repartir sans être frustrée d’avoir rater trop de choses.

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Samedi 2 mai

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Le premier jour à était consacré à la découverte du centre ville, principalement Princes Street, à une exploration extatique des Princes Street Gardens, et une contemplation excessive du Château d’Édimbourg que-quand-j’y-pense-j’en-frémis-encore, une consternation émerveillée devant le monument de Walter Scott, et une timide approche dans la Vieille Ville (Old Town). Oui car ça grimpait sec l’air de rien et j’avais déjà beaucoup crapahuté.

Le retour à l’hôtel le soir se passa dans un nuage de douleurs plantaires (je souffre horriblement des pieds qui chez moi sont valgus ce qui engendre une myo-aponévrosite plutôt cauchemardesque en cas de marche intensive, que je sois bien chaussée au non, avec ou sans semelles), et d’émerveillement. J’étais bel et bien à Édimbourg !

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Dimanche 3 mai

Le lendemain dimanche je reprenais le bus pour le centre ville, bien décidée à visiter le Writers’ Museum, fermé justement le dimanche sinon c’est pas drôle, isn’t it ?! ainsi que l’expo dédiée à Turner que j’idolâtre depuis longtemps. Le matin fut tout d’abord consacré à une visite rapide du National Museum of Scotland et à une balade dans Old Town. Ce jour-là j’eus l’explication des vols statiques d’hélicoptères observés la veille : un marathon (le truc avec des gens qui courent) traversait la ville et la télé était présente pour l’événement. Je passe sur cet épisode douloureux à voir qui ne fit que me gâcher une bonne partie du paysage urbain pourtant si bien préservé d’Édimbourg.

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Je poursuivis mon périple à travers les rues et ruelles de Old Town, émerveillée par l’architecture, et surtout par l’état de conservation franchement impressionnant, avant de pénétrer dans la National Gallery of Scotland.
L’expo Turner fut ma seule visite payante du séjour, car je préfère me réserver pour le jour où Monsieur Charlotte et moi pourrons revenir ensemble. J’ai donc fait l’impasse sur pas mal de choses payantes telles que le Château d’Édimbourg ou Holyrood Palace. J’en suis sortie ébahie, et surtout sans avoir succombé aux divers livres et catalogues dédiés à l’expo. Je me suis rabattue sur 2 marque-pages. Bravo moi !

Je passai le reste de la journée à déambuler dans Old Town, Princes Street Gardens.

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En fin d’après-midi, alors que je me trouvais dans un état proche du décès, le destin mit face à moi, à la sortie d’une ruelle débouchant sur High Street, un bus qui proposait un circuit d’1 heure autour de la ville. Croyant voir Dieu il ne m’en fallut pas plus pour achever ma première journée d’exploration par une vision d’ensemble d’Édimbourg. Mes pieds m’en remercient encore. Cette rafraichissante balade assise à l’étage découvert du bus m’a permis de prendre un bon nombre de photos et de repérer les lieux malgré un vent certain et une froidure accentuée par l’altitude et la vitesse.

Le retour à l’hôtel fut plus douloureux que la veille, mais la journée plus longue et enrichissante.

Lundi 4 mai

Dernier jour sur place, ça craint. Dès le matin, ascension de l’ancien volcan qui domine la ville d’Édimbourg, connu sous le nom d’Arthur’s Seat. Faire ça le dernier jour, avec déjà des kms dans les pattes, c’est hautement suicidaire, mais je ne pouvais pas quitter les lieux sans une vue d’ensemble, nomého !

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Temps gris, venteux, ascension essoufflante pour la sportive de haut niveau que je suis, mais point de vue imprenable. Arthur’s Seat culmine à 251m, au coeur de Holyrood Park, petit coin de paradis vallonné et parcouru de multiples sentiers. Arrivée au sommet j’avoue que mon équilibre en a pris un coup, les vents violents permettaient tout juste de tenir debout, à condition de prendre appui quelque part ! Prendre des photos en tenant l’appareil des deux mains s’avéra juste impossible, et je dus m’agenouiller contre les rochers. Épique je vous dis !

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La descente fut bien plus longue, puisqu’en croyant faire court nous avons juste traversé et contourné Holyrood Park. Détour bienvenu qui nous valu de bien beaux paysages. Carrément jubilatoires, n’ayons pas peur des mots !

Avant de prendre le bus pour rejoindre le centre ville (oui bon j’ai pris le bus pour faire 500m et alors ? J’avais plus la notion des distances dans mon état de délabrement !) nous avons pu admirer la charmante et coquette demeure de la Reine, Holyrood Palace, qu’elle vient occuper en juillet mais qui reste ouverte aux visites le reste de l’année.

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Nouvelle exploration du Royal Mile, qui en fait regroupe plusieurs rues, avant d’aboutir sur une esplanade faisant face au fameux château d’Édimbourg. Décidée à ne pas rater le Writers’ Museum je laissai mes acolytes se dépatouiller dans Old Town le temps de ma visite. Il s’avéra que j’aurais mieux fait d’y aller le samedi, car le samedi des visites guidées sont proposées, et sans visite commentée, le musée m’a paru relativement décevant. Ce fut le moment où je cédais à 3 marque-pages et une pochette d’étiquettes d’ex-libris à l’effigie de Dickens, avant d’aller m’alimenter et d’engloutir le meilleur fish and chips de ma life !

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Une rapide incursion à la cathédrale St Giles et un énième safari photo achèveront la journée. Certes, je suis passée à côté de pas mal de lieux dignes d’intérêt, sciemment ou non, mais j’ai pu m’imprégner de l’ambiance de la ville et faire des repérages pour un prochain séjour. Pour un week end improvisé sans la moindre préparation je trouve que j’ai plutôt bien profité de la ville. Ce fut l’occasion de confirmer ma fascination pour l’Écosse.

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cliquer pour agrandir © Carole Rannou 2009

PS : Et là vous vous dites  » c’est bien beau tout ça mais elle a ramené quoi comme livres ? » Et là je vous réponds : »Scottish Murders, de Judy Hamilton, parce qu’il était pas cher et que je n’avais pas plus prévu de budget livres que de budget tout court. Je suis fière de moi quand même, j’ai résisté aux pires tentations !« 

mp0cliquer pour agrandir © Carole Rannou 2009

Camp de RivesaltesArrivés trop tard pour une visite du fort de de Salses il a fallu nous rabattre sur les environs, et le camp de Rivesaltes se trouvant tout prêt nous avons mis le cap au sud.

Honte à nous, nous n’avions jamais mis les pieds là-bas. Un musée mémorial est en prévision, mais pour le moment on peut déambuler entre les blocs des baraques en ruines. Au pied d’une série d’éoliennes s’étent un camp abandonné à la nature, aux figuiers, aux buissons de romarin et au par terre de thym.


Camp de Rivesaltes

Camp de Rivesaltes Camp de Rivesaltes Camp de Rivesaltes Camp de Rivesaltes Camp de Rivesaltes Camp de Rivesaltes Camp de Rivesaltes